Comment les ex-GM&S, licenciés ou repris, ont passé cette année 2018 ?

Publié le par angeline351

Comment les ex-GM&S, licenciés ou repris, ont passé cette année 2018 ?

Zoom sur les temps forts de cette année marquée notamment par une « une belle victoire » :  l'annulation du plan social, arrachée de haute lutte.
Jeudi 11 janvier 2018
Après une année de lutte rythmée par des allers-retours devant les tribunaux, les ex-GM & S se retrouvent une nouvelle fois devant une cour, celle du tribunal administratif de Limoges. Leur avocat, Maître Jean-Louis Borie conteste l’homologation du PSE (Plan de sauvegarde de l’emploi). Petite victoire quelques jours plus tard : la décision est effectivement annulée pour vice de forme.

Quatre mois plus tard, c’est sur le fond de ce plan social que les GM & S poursuivent la bataille et se retrouvent au tribunal administratif de Limoges. Retoqués, ils ne lâchent pas et déposent un nouveau recours devant la cour d’appel administrative de Bordeaux…

Le 12 octobre
« C’est une première belle victoire, surtout pour tous nos copains malheureusement licenciés » : le 12 octobre, le cégétiste Yann Augras ne cache pas sa joie quand la cour administrative de Bordeaux annule le PSE. « Ça prouve une nouvelle fois que la Direccte n’a pas fait son travail et qu’il y a eu des pressions pour que ce PSE soit bâclé. En gardant les plus anciens, il y avait une volonté manifeste d’emmener cette entreprise vers une mort naturelle. » La fin d’une bataille mais pas du combat.

Depuis le début de l’année, les gars de GM & S se battent aussi pour faire la loi. Leur loi : celle qui vise à responsabiliser les donneurs d’ordre. Une loi qui sonnerait un peu comme une leçon à tirer de l’affaire GM & S. « Au fur et à mesure qu’on se battait pour notre usine, on s’est rendu compte que l’État n’avait aucun moyen légal d’action », explique Vincent Labrousse en mars, à la veille de remettre leur texte – travaillé notamment avec leur avocat et un cabinet d’experts – aux deux sénateurs creusois.

Début novembre
Depuis, ils ont enchaîné les rencontres avec différents groupes parlementaires et, en début d’année, ils devraient être auditionnés devant une commission, mise en place dans le cadre de la loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises). Pas question pour les GM & S que leur loi soit réduite à un simple amendement.

Car cette responsabilité des donneurs d’ordre, ils en ont fait les frais. Tellement, estiment-ils, qu’ils ont décidé de la porter devant les tribunaux : début novembre, ils ont officiellement déposé plainte contre PSA et Renault pour abus de position dominante.

Lundi 26 novembre 
Les ex-GM & S se retrouvent une nouvelle fois devant un tribunal. Celui des Prud’hommes à Guéret où leur avocat, Maître Jean-Louis Borie, dépose 59 plaintes d’anciens salariés licenciés contre les administrateurs et l’AGS (Assurance de garantie des salaires). L’audience qui statuera sur leur dédommagement a été fixée au 28 juin.

Publié dans INFORMATION

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article