Nord : 1,7 million d'euros d'allocations détournés par un réseau criminel

Publié le par angeline351

Nord : 1,7 million d'euros d'allocations détournés par un réseau criminel

1.200 immatriculations d'auto-entrepreneurs à Dinan et ses alentours en quelques mois ! Ce sursaut soudain d'activité entrepreneuriale a inquiété la Caisse des allocations familiales (CAF). Et pour cause : on sait aujourd’hui que ces inscriptions étaient factices et se faisaient dans le seul but de détourner des allocations.

 

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Le Nord est certes un département sinistré sur le plan de l’emploi, mais cela ne veut pas dire que toutes les velléités d’activité des habitants sont bienvenues pour autant. Imaginez 1.200 personnes habitant dans le Valenciennois qui, en l’espace de quelques mois, s’immatriculent en tant qu’auto-entrepreneurs dans le Denaisis. Vous auriez pu penser que la mairie de Denain serait contente : après tout, c’est elle qui récupère la taxe foncière à laquelle sont assujettis les auto-entrepreneurs installés sur son territoire. Mais rien n’est plus faux ! En réalité, cette vague d’immatriculation cachait une escroquerie bien rodée, et pendant de longs mois les pouvoirs publics ne se sont aperçus de rien.

Trois personnes (deux hommes et une femme âgés de 27 ans) viennent d’être mises en examen dans cette affaire d’immatriculations fictives. Le groupe recherchait des femmes Roms, qui se déclaraient auto-entrepreneures dans le recyclage des métaux. Ensuite, les participantes à cette escroquerie déclaraient de fausses prises en charge par le Régime social des indépendants (RSI)… et se faisaient rembourser en monnaie sonnante et trébuchante.

Des factures fictives à la CAF se transforment en investissements immobiliers en Roumanie

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Les 1.200 participants à cette escroquerie ne gardaient pas l’essentiel de cet argent pour eux, mais le donnaient aux trois « organisateurs », mis en examen. Ces derniers constituaient d’ailleurs des dossiers entièrement fictifs, avec des faux certificats de naissance et des fausses cartes d'identité roumaines. Cerise sur le gâteau : le produit de cette escroquerie retournait en Roumanie et était investi dans l’immobilier.

Des perquisitions ont d’ailleurs permis d’établir que la même bande s’adonnait à une escroquerie du même type dans l’est de la France. Même si les montants détournés y sont très inférieurs à ceux constatés dans le Nord, ils représentent tout de même une bagatelle de 100.000 euros.

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