Loire-Atlantique Crise humanitaire aux urgences du CHU de Nantes

Publié le par angeline351

Loire-Atlantique Crise humanitaire aux urgences du CHU de Nantes

Des migrants ont trouvé refuge dans le hall des Urgences du CHU de Nantes, en ce début novembre. Que faire ? Les dispositifs d’accueil sont saturés. La préfecture réfléchit à des solutions.

Le hall des Urgences du CHU de Nantes, ici comme dans d’autres villes, a toujours vu, la nuit, quelques personnes sans solution d’hébergement, venir trouver refuge.

Mais, selon la préfecture, la donne a changé ces dernières semaines à Nantes, ville où l’accueil des migrants semble désormais poser d’insolubles difficultés. Selon la préfecture,  « environ 80 migrants occupent le hall d’accueil des urgences du CHU de Nantes […] pour lesquelles il n’a pas été relevé de problématique de santé ».  Ces réfugiés seraient pour la plupart originaires du Moyen-Orient et de l’Europe de l’Est (Géorgie, Azerbaijan, Arménie, Albanie, notamment) et seraient arrivés au fur et à mesure, depuis le début de l’automne. Parmi eux : deux femmes enceintes et une vingtaine d’enfants.

« Trouver une solution »
Que faire ?  « Les services de l’État et les équipes du CHU œuvrent pour trouver une solution pour ces personnes, afin que le centre hospitalier puisse garantir des conditions d’accueil aux urgences conformes à leur usage », indique la préfecture.

Le CHU confirme que le lieu n’est pas adapté à cet hébergement.

Pour la direction, la priorité est  « que le service ses urgences fonctionne normalement ». Les équipes de nettoyage du hall ont été renforcées, notamment pour les toilettes, ainsi que les équipes de sécurité.

De nombreux migrants sont arrivés ces derniers mois à Nantes, principalement d’Afrique. Plusieurs centaines s’étaient installées dans le square Daviais. Ces personnes ont été évacuées et relogées, avec la Ville de Nantes à la manœuvre.

Mais cette opération d’envergure n’a évidemment pas résolu le problème. D’autres migrants se sont installés, en octobre, dans un autre square dont elles ont été évacuées. Et des dizaines d’exilés restent à la rue, comme le déplorent chaque jour les associations militantes et humanitaires qui leur viennent en aide.

« Saturation du dispositif d’hébergement »

Dans un communiqué, la préfecture évoque la  « saturation du dispositif d’hébergement dans la région », malgré une augmentation importante du dispositif.  « Au 1er janvier 2015, assure la préfecture,  le nombre de places pour demandeurs d’asile dans la région Pays de la Loire était de 868. Il est désormais constitué de 5 194 places, soit au total 4 326 places créées (+ 600 % en trois ans et demi). »

Dans ces conditions, on voit mal comment 80 places pourraient être trouvées sur-le-champ pour héberger les migrants rassemblés dans le hall du CHU. Un nouveau problème, épineux, se pose et s’impose aux autorités.

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