Comment les complémentaires santé prennent en charge les troubles du sommeil

Publié le par angeline351

Comment les complémentaires santé prennent en charge les troubles du sommeil

Du somnambulisme à la narcolepsie en passant par l’insomnie : les désordres liés au sommeil peuvent nuire à l’activité des salariés et des employeurs.

Augmentation des arrêts de travail, difficultés de concentration voire problèmes relationnels : les troubles du sommeil peuvent directement nuire à l’activité de l’entreprise, que ce soit du côté du salarié comme de l’employeur.
 
Il existe quatre principaux troubles du sommeil :
L’insomnie. Endormissement difficile, sommeil de mauvaise qualité, réveils multiples et déphasés : cette maladie toucherait 10% des Français de manière chronique.
L’hypersomnie. Elle peut se manifester, soit par des endormissements répétés et impromptus (narcolepsie), soit par un allongement anormal de la durée du sommeil.
L’apnée du sommeil. Touchant entre 5 et 7% de la population française, ce phénomène se manifeste par des arrêts respiratoires (jusqu’à plusieurs dizaines par jour) dus à des obstructions du pharynx.
Le syndrome des jambes sans repos. Le dormeur est inconsciemment saisi de mouvements involontaires (pieds et orteils), le plus souvent en raison d’une immobilité prolongée.
 

Une prise en charge variable

 
Selon les moyens mis en place pour lutter contre ces troubles, l’Assurance maladie puis la complémentaire santé peuvent prendre en charge une partie des frais engagés.
 
Une consultation du médecin traitant sera ainsi remboursée à hauteur de 70% et les médicaments prescrits par ce dernier à 65%. De même, les consultations de spécialistes, là aussi prescrites par ce même médecin, bénéficient d’un remboursement de l'Assurance maladie de 70% (sur la base du tarif conventionné).
 
Si une maladie neurologique est à l’origine des troubles, votre généraliste peut être amené à vous prescrire une cure thermale : l’Assurance Maladie prend alors en charge 70% du forfait de surveillance médicale et 65% du forfait thermal.
 
Autre traitement possible : la médecine douce, qui peut aider à résoudre certains troubles. Toutefois, le remboursement par l’Assurance maladie de ces actes est inconstant. Prescrite par un médecin conventionné, elle peut être soit remboursée à 70% dans certains cas (homéopathie, acupuncture et certains actes d’ostéopathie), soit nullement prise en charge.
 
Le remboursement par l’Assurance maladie de l’apnée du sommeil, qui concerne un demi-million de Français actuellement équipé d’un dispositif de pression positive continue (PPC) pour lutter contre cette maladie, se fait sans condition sur une base de 60%. Ce taux a été rétabli après la suspension, par le Conseil d'Etat, d'un arrêté restrictif publié par l’Assurance maladie quelques mois plus tôt.
 
Le coût de ce traitement est estimé à une vingtaine d’euros par semaine, la complémentaire santé pouvant s’occuper du reste à charge. A noter que les consultations et examens liés au traitement de ces apnées du sommeil peuvent être pris en charge à 100% par l’Assurance maladie en cas d’affection de longue durée (insuffisance respiratoire chronique ou maladie coronaire).
 
Les centres du sommeil parfois nécessaires

 
Votre médecin traitant peut, enfin, considérer qu’il est nécessaire pour le patient souffrant de troubles du sommeil d’être redirigé vers un des 50 « centres du sommeil » homologués par la Société Française de Recherche et Médecine du Sommeil (SFRMS).
 
Ces établissements sont spécialisés dans l'enregistrement et l'étude des dysfonctionnements du patient souffrant de troubles du sommeil. Les actes qui y sont menés sont alors remboursés à 70% par l'Assurance Maladie, la complémentaire santé pouvant couvrir le reste à charge.

 

Publié dans SANTE

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